L’impuissance régalienne n’est plus un constat d’opposition. Elle est devenue la posture dominante de nos élites. Tout a commencé le 20 septembre 1992, lorsque 49 % des Français arrachaient au système un « non » prophétique face au traité de Maastricht. Ce soulèvement populaire refusait le transfert de notre souveraineté à des instances technocratiques non élues.
34 ans plus tard, l’Histoire donne raison à ces millions de patriotes. En déléguant à Bruxelles la gestion de ses frontières et en s’inclinant devant le dogme de la libre circulation, la France s’est privée des moyens d’assurer sa sécurité et la continuité de son destin.
Aujourd’hui, l’obsolescence des accords de Schengen et du carcan bruxellois est éclatante. De la crise des réfugiés syriens de 2015 au récent épisode de Ceuta, les crises migratoires ont exposé l’impuissance européenne. En sous-traitant sa sécurité extérieure à des pays tiers, Bruxelles a transformé nos frontières en monnaie d’échange géopolitique, exposant la France à des flux que le pouvoir refuse d’endiguer.
La maîtrise des flux migratoires se heurte à des réalités juridiques et diplomatiques complexes, mais refuser de les affronter devient une faute politique. Cette déprise régalienne déstabilise notre politique intérieure. L’influence grandissante des diasporas les plus anti-françaises s’impose comme un enjeu électoral pour 2027.
L’exemple de l’encadrement de la communauté sénégalaise par Ousmane Sonko, ancien Premier ministre sénégalais et proche de Jean-Luc Mélenchon, illustre la manière dont des dynamiques transfrontalières peuvent être instrumentalisées sur notre sol.
En organisant des reports de voix vers La France Insoumise tout en érigeant un mur idéologique contre le Rassemblement National et Les Républicains, ces réseaux font de l’immigration un levier politique. Cette mécanique, que l’on retrouve également au sein de la communauté algérienne, accentue une fracture territoriale et identitaire entre certaines grandes agglomérations où le multiculturalisme s’est imposé et les territoires périphériques et ruraux confrontés à l’effacement de nos repères nationaux.
En 2027, les demi-mesures et les faux-semblants ne suffiront plus. Le prochain président de la République devra acter une rupture forte qui passera, dès les 100 premiers jours et à l’issue des élections législatives, par une révision constitutionnelle soumise au peuple par référendum.
L’article 11 ne constitue pas une voie juridiquement recevable pour réviser ainsi la Constitution. C’est l’article 89 qui prévoit cette procédure. L’objectif sera de réviser les articles 55 et 88-1 afin de redéfinir les rapports entre le droit français, le droit international et le droit européen et de rendre à la France les moyens juridiques de décider souverainement dans les domaines essentiels à la Nation.
Ce chemin, juridiquement exigeant et politiquement conflictuel, demeure indispensable. Rétablir notre souveraineté juridique, imposer une politique d’intégration exigeante et reprendre le contrôle de nos frontières sont les conditions sine qua non de notre survie républicaine.
Le courage politique passe par la résolution de cette question existentielle. Si les principes du 4 octobre 1958 demeurent notre socle, nos institutions doivent s’adapter à un monde qui change plus vite que notre société.